La vie....

n´est pas un long fleuve tranquille...Vous me direz, les photos du soufflé au fromage n´ont rien à voir avec le sujet. Et bien pas vraiment effectivement!
Tout a commencé en 2004. J´étais bien naive et je pensais que je pourrais reprendre le travail le jours des 7 mois de mon Max, même à 80%, et que tout allait être (presque) comme avant...En fait, la chose s´est compliquée lorsque je me suis rendue compte que non, vraiment, cela n´allait plus être comme avant. Il fallait faire la même charge de travail qu´avant mais en moins de temps. Comme à l´école, il fallait souvent terminer ses devoirs à la maison ou dans le train, parce-que à 16h50 pile je retrouvais mon bébé Max habillé et prêt à rentrer à la maison, sinon gare à toi Maman! Pas question donc de traîner au boulot et en route (et prions tous les jours pour que le train arrive à l´heure). Jusque là, dans ma grande naivité et avec ma super organisation, tout allait encore relativement bien. Et puis un jour, numéro 2 est arrivée et nous avons déménagé. Les ennuis ont commencé au travail, les collègues ont changé, certains m´ont mis des bâtons dans les roues, les trains à Berlin sont tombés en panne...et pourtant, mes 2 petits monstres ont une santé en béton et sont rarement malades. Je passe sur les détails de cette période très difficile où j´ai finalement décidé avec beaucoup de chagrin de changer de travail. Monsieur Papa ayant un boulot très prenant, il ne faut pas compter sur lui. Tout cela est bien sûr sujet à de grandes discussions et aux disputes qui ne mènent à rien, mais finalement, honnêtement, le bilan n´est pas si mal après 8 ans.

Et puis un soir de fête bien arrosé (parce-que les Allemands, ils boivent vraiment beaucoup!), j´ai pris un gros coup. Cela fait 3 jours et j´ai encore très mal. L´alcool ne peut pas toujours tout excuser je trouve...
Comme souvent dans ce genre de situation, tout est parti d´un fait banal: Monsieur Papa se paie 4 jours de vacances au ski avec ses potes, ce qui je l´avoue ne me ravi pas franchement. Ce qui me dérange, c´est qu´on me mette devant le fait accompli. Nous, les mamans, nous sommes trop bêtes parfois. Nous demandons la permission de sortir! Mais les papas eux, ils font leur petite cuisine dans leur coin sans demander à personne. On s´en fout que Madame ait des rendez-vous importants, débrouille-toi avec tes mioches! Et là, pan...je m´en suis pris plein la figure (je ne citerais pas de nom, mais c´est une "elle"), parce-que quoi enfin, le pauvre papa, il bosse tellement, il se la donne trop quoi, en gros il fait tout (avec en sous-entendu toi tu glandouilles)! Il a bien mérité de prendre des vacances lui! Je ne lui interdis pas de partir, je voulais seulement que la prochaine fois, il organise ses projets en tenant compte de notre emploi du temps! Je n´en dirais pas plus mais cette soirée s´est (mal) terminée sans moi.

Voilà, du coup je mâche et remâche sans cesse tous les compromis et toutes les choses auxquelles j´ai renoncé pour sa carrière à lui, tout le travail quotidien, tous les imprévus qu´il a fallu gérer, cette saleté de maladie depuis un an (pas dangereuse mais qui me pourri souvent la vie), même si je sais qu´il est de mon côté et qu´il m´a défendue ce soir là.

Voilà, ce gros coup de gueule m´a fait du bien, et mon excellent soufflé au fromage très très apprécié au dîner aussi! La vie continue avec ses hauts et ses bas...


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